FLAQUES D'EAU

Elles sont lourdes ces flaques laissées là par hasard
Par les pluies passagères prenant place sans prévoir
Les changements qu'elles apportent comme un coup de pinceau
Dessinant doucement les contours d'un tableau.

Et ce sont chaque fois des miroirs sans envers
Susceptibles et sensibles aux tourments dans les airs
Où les images subreptices se font, se défont
Selon les mouvements de l'imagination.

Les images qu'on y voit, qu'elles soient rêves ou reflets,
Sont souvent éphémères et sans réalité.
Puis elles disparaissent au gré du vent qui les plisse.

Oh toi qui depuis l'éternité t'y admires
Qu'il doit être difficile tout le temps de souffrir
Aux caprices des vents, oh mon pauvre Narcisse.

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